Qu’est-ce que l’huile de Palme ?

L’huile de palme :

  • est la matière grasse la plus utilisée actuellement dans l’industrie alimentaire

  • est la première huile végétale en quantité produite au monde

  • est la graisse la plus utilisée dans les produits pour le petit-déjeuner, snacks pour le goûter… etc.

  • c’est une graisse très utilisée également dans le monde non food des cosmétiques.

L’huile de palme est présente dans de très nombreux produits de boulangerie industriels ; la législation européenne impose de déclarer explicitement sa présence parmi les ingrédients sur l’étiquette, mais… cette huile ne plaît pas aux consommateurs !

Fonte: AIDEPI

L’huile de palme est-elle cancérogène ?

Le caractère cancérogène présumé de l’huile de palme fait beaucoup parler en ce moment. La raison pour laquelle elle est associée à des effets négatifs réside dans sa teneur élevée en acides gras saturés, responsables des risques cardiovasculaires. On débat donc beaucoup de son profil nutritionnel, mais également de la durabilité de sa culture. Dans les produits de boulangerie, par le passé, on utilisait beaucoup la margarine en remplacement du beurre, plus coûteux, riche en cholestérol et en acides gras saturés. Par la suite, on a commencé à utiliser l’huile de palme, qui, étant d’origine végétale, ne contient pas de cholestérol ni d’acides gras trans (que l’on trouve par contre dans la margarine)

Cosa sono i grassi saturi?

Ce sont les graisses qui ont une structure constituée d’une chaîne linéaire formée de liaisons simples, ce qui donne à cette graisse une majeure stabilité. Sur le plan pratique, ceci se traduit en un point de fusion élevé de la graisse, une plus grande résistance aux hautes températures et à l’oxydation. La structure chimique des graisses saturées se différencie donc de celle des graisses insaturées caractérisée par des chaînes d’atomes de carbone liés entre eux par une double liaison, ce qui comporte un point de fusion plus bas pour les graisses insaturées par rapport aux graisses saturées et donc une résistance inférieure aux hautes températures. Les graisses saturées se trouvent principalement dans les aliments d’origine végétale (par exemple dans le lait) mais également dans les végétaux (par exemple dans l’huile de palme).

Que sont les graisses trans ?

C’est une typologie de graisses obtenues chimiquement en ajoutant de l’hydrogène aux huiles végétales. Ce procédé, dit d’hydrogénisation, transforme les graisses insaturées (avec une double liaison ou plus et donc sous forme liquide) en d’autres types de graisses dites trans, à travers la rupture de la double liaison et l’adjonction d’atomes d’hydrogène. De cette manière, on obtient un produit :

  • plus solide et plus consistant, disposant ainsi d’une graisse solide provenant d’une huile liquide pouvant être tartinée;

  • offrant une majeure stabilité aux hautes températures;

  • offrant une meilleure conservabilité.

Les aliments les plus communs contenant des graisses hydrogénées sont par exemple la margarine, bien qu’il en existe divers types sans graisses hydrogénées et que certains contiennent des huiles végétales raffinées, les glaces, les produits industriels de boulangerie, les gressins, les snacks, les aliments apprêtés par les fast-food, le chocolat… etc.

 

Les acides trans, de même que les graisses saturées, entraînent une augmentation du cholestérol LDL et donc le risque de maladies cardiovasculaires. Cependant, les graisses hydrogénées présentes par exemple dans les margarines, différemment des graisses saturées, provoquent une baisse également du « bon » cholestérol HDL augmentant d’autant plus le risque cardiovasculaire. Pour éviter cela, l’Autorité Européenne pour la Sécurité Alimentaire (EFSA) recommande une consommation de graisses saturées et de graisses trans la plus faible possible.

Mais pourquoi l’industrie alimentaire n’utilise-t-elle pas d’autres huiles végétales, plus « salutaires » que l’huile de palme?

Les caractéristiques technologiques de l’huile de palme sont dues à la composition en acides gras de ses triglycérides, qui lui permet d’être solide à température ambiante. Cette caractéristique se répercute positivement sur les propriétés technologiques qu’elle autorise. En effet, l’huile de palme a une bonne densité qui permet de l’employer à la place des huiles de graines partiellement hydrogénées, qui contiennent les acides gras trans si peu recommandables. Elle a une plus grande résistance au rancissement, garantissant ainsi une Shelf life plus longue au produit. En outre, il s’agit d’une huile sans saveur, qui permet de valoriser la fragrance des autres ingrédients et surtout d’éviter tout conflit avec les aromes ajoutés. Par ailleurs, il existe des limites à son remplacement immédiat dans les processus industriels tels que

  • Coûts élevés des éventuels produits de remplacement

  • problème de modification du goût, de la consistance, de la friabilité et de l’aspect du produit

  • les autres huiles s’oxydent rapidement et produisent off-flavor

 

Les graisses saturées présentes dans l’alimentation, nous ne les assumons pas uniquement à travers l’huile de palme

Les graisses saturées sont responsables à environ 80 % des problèmes de notre organisme. Un régime trop riche en graisses saturées n’est pas salutaire ! En effet, la quantité journalière conseillée d’acides gras saturés est de 10% de la totalité des besoins caloriques pour éviter des problèmes d’obésité et de pathologies cardiovasculaires. Huiles et graisses les plus répandues et leur teneur en graisses saturées :

SOURCE :

http://www.valori-alimenti.com

Aliments où l’on trouve habituellement des acides gras saturés

Les graisses saturées se trouvent habituellement dans de nombreux aliments d’origine animale comme la viande et le lait, mais également d’origine végétale. Les viandes contiennent une quantité d’acides gras saturés d’environ 15 g, en fonction du morceau plus ou moins gras d’où elles proviennent. Le lard, par exemple, et le saucisson contiennent beaucoup d’acides saturés, environ 30 g comme nous le voyons dans le tableau, le chocolat noir en contient 20 g, tandis que les fromages, surtout les plus gras, en contiennent entre 20 et 10 g.

ALIMENTS Quantité d’Acides gras saturés ALIMENTS Quantité d’Acides gras saturés
1 Lard de porc, gras 31.991 g 18 Fromage provolone 17.078 g
2 Crème de noisettes et cacao 28.423 g 19 Mozzarella de lait entier 13.152 g
3 Agneau, viande grasse, cuite 27.02 g 20 Barrette croquante au beurre d’arachide 12.959 g
4 Joue de porc 25.26 g 21 Fromage frais 12.79 g
5 Chocolat diététique 21.91 g 22 Côtes d’agneau, rôti 12.77 g
6 Fromage de brebis 20.639 g 23 Œufs, en poudre 12.727 g
7 Chocolat blanc 19.412 g 24 Côtes d’agneau, cuites 12.7 g
8 Crème de fromage 19.292 g 25 Mortadelle de porc 12.45 g
9 Roquefort 19.263 g 26 Croissant au beurre 11.659 g
10 Fromage fontina 19.196 g 27 Mayonnaise 10.784 g
11 Gruyère 18.913 g 28 Mayonnaise, faible contenu en cholestérol 10.784 g
12 Fromage suisse 17.779 g 29 Tranche de veau rôtie, viande de premier choix demi-grasse 10.02 g
13 Fromage grana 17.53 g 30 Côte de veau, cuite 7.56 g
14 Saucisse de porc sèche 17.433 g 31 Poitrine de veau, braisée 7.53 g
15 Parmesan râpé 17.301 g 32 Maquereau, dans le sel 7.148 g
16 Œuf, jaune desséché 17.154 g 33 Jambon séché 6.62 g
17 Fromage de brebis affiné 17.115 g 34 Poulet rôti 5.82 g

La modération et l’équilibre dans la consommation de graisses peuvent nous aider à rester en bonne santé

Consommés dans de justes proportions, tous les types de graisse sont essentiels pour le bon fonctionnement de l’organisme. En effet, ils représentent une source et une réserve énergétique importante, contribuant également à la fonction structurale et métabolique. Mais s’ils sont consommés en quantités excessives, surtout les graisses saturées et trans, ils deviennent nocifs pour l’organisme. Les graisses devraient constituer 20-25% des calories totales consommées, et les graisses saturées seulement une portion réduite de celles-ci ; aussi devons-nous nous nourrir correctement, et il est important pour cela de connaître les graisses et leur contenu dans les aliments pour une alimentation correcte. Des études cliniques soutiennent que leurs effets sur la santé dépendent de l’équilibre général entre graisses saturées et graisses insaturées dans le régime. Si cet équilibre est respecté, il semble que les acides gras polyinsaturés puissent compenser l’effet négatif des acides gras saturés. Mais selon les spécialistes, le véritable problème est « l’effet cumulatif » : une consommation occasionnelle n’entraîne pas de conséquences, mais la consommation quotidienne, voire plusieurs fois par jour, de produits contenant de l’huile de palme peut représenter un risque pour la santé du cœur et des artères.

Le problème de la durabilité de l’huile de palme !

L’huile de palme est cultivée exclusivement dans les régions tropicales humides, et actuellement, la majeure partie de la production provient de deux pays : l’Indonésie et la Malaisie. À eux deux, ils représentent 87% de la fourniture mondiale. Le rendement des palmiers producteurs d’huile par hectare peut être dix fois supérieur à celui du soja, du colza et du tournesol. C’est en raison de cet extraordinaire rendement que l’huile de palme représente 39% de la production mondiale d’huile végétale. Le certificat de la Table Ronde pour la Production Durable d’Huile de Palme (RSPO) est un label de qualité qui atteste que l’huile de palme a été produite sans impact excessif sur l’environnement ou la société, en en assurant la traçabilité tout au long de la chaîne de distribution. L’RSPO est une initiative internationale impliquant divers acteurs, visant à la certification et à la promotion de pratiques de production durable d’huile de palme. La culture du palmier à huile est en mesure de générer des revenus élevés et stables. Il est donc possible de créer une classe moyenne rurale qui dure pendant plusieurs générations, ce qu’une faible proportion des matières premières tropicales est parvenue à le faire jusqu’à présent. Du point de vue de l’environnement et sur le plan social, il serait préférable de se concentrer sur la production durable de l’huile de palme. Le remplacement de celle-ci par d’autres huiles végétales ou graisses animales exigerait l’exploitation de terres supplémentaires, avec des effets contre-productifs sur l’environnement. Les conséquences de la défense d’utiliser cet ingrédient auraient donc un effet négatif sur la fourniture mondiale de nourriture.

  

HUILE DE PALME : ELLE NE COMPORTE PAS DE RISQUES, ELLE PROTEGE MÊME L’ORGANISME

Elle ne fait pas monter le taux de (mauvais) cholestérol Ldl dans le sang, elle ne diminue pas celui du (bon) cholestérol Hdl et son acide n’est que peu assimilé. Une campagne de dénigrement est en acte.

de Caterina et Giorgio Calabrese, Technologue et médecin nutritionniste

L’huile de palme est actuellement la graisse végétale la plus consommée au monde, y compris dans l’alimentation, et son emploi est enfin cité en toutes lettres sur les étiquettes. Les différences entre les divers types d’huiles végétales concernent la composition en graisses saturées.

La composition en acides gras de l’huile de graines varie non seulement d’une espèce à une autre, mais également en fonction des conditions climatiques et du type de terrain. L’huile de palme est extraite du fruit du palmier, Elaeis guineensis, et est caractérisée également par la présence de graisses saturées à longue chaine, parmi lesquelles prédomine l’acide palmitique, le même que celui qui entre dans la composition du beurre et du lait maternel.

Si l’on attaque cette graisse pour des motifs environnementaux, il n’est pas inutile de préciser que l’auteur de cet article est un défenseur convaincu de la nature. Mais les accusations lancées par la ministre française Ségolène Royale sur les produits italiens sont totalement infondées, dans la mesure où, si elle étudiait attentivement la question, elle s’apercevrait rapidement que l’huile de palme est présente dans des produits français comme dans ceux de nombreux autres Pays.

Notre principale industrie alimentaire a répondu qu’elle utilise de l’huile de palme vierge et soutenable, certifiée sur le plan éthique. Une véritable campagne de dénigrement contre l’huile de palme est actuellement en cours, qui déplace les termes de la question du domaine de la santé à celui de l’environnement.

Le respect de la nature est un dû et nous devons tous nous y appliquer ; toutefois, les évaluations nutritionnelles doivent tenir compte des résultats scientifiques et des données chimiques et nutritionnelles confirmées. L’huile de palme ne fait pas monter le taux de cholestérol Ldl dans le sang, elle ne diminue pas celui du cholestérol Hdl, elle n’augmente pas le risque d’athérome. À l’état vierge, solide et de couleur rouge (red palm oil), elle exerce même une action protectrice, car en plus de l’action de ses caroténoïdes et tocotriénols antioxydants, son acide palmitique est peu assimilé et est équilibré par l’abondant acide oléique mono-insaturé protecteur (celui de l’huile d’olive) qui est assimilé entièrement et en priorité.

N’oublions pas que sur 30 pour cent de graisses nécessaires dans nos apports quotidiens, 10 pour cent doivent être représentés par des graisses saturées. Bien entendu, il faut toujours éviter les excès.